Préparez vos photos d'inspiration avant le rendez-vous
Avant de vous voir, on vous demande de nous envoyer 5 à 10 photos. Pas un mood board élaboré; juste des images de lieux, de couleurs, de styles qui vous parlent. Un château du Val-de-Marne, un jardin avec verrière, des détails de table en fleurs sèches, une mise en scène minimaliste. Peu importe que ce soit un mariage réel ou une image Pinterest (on en voit beaucoup, et c'est normal).
Pourquoi? Parce qu'au premier rendez-vous, on n'a qu'une heure. Ces images nous évitent une demi-heure de questions génériques pour comprendre votre univers. On les regarde ensemble pendant nos 60 minutes, on affine rapidement, on identifie les trois ou quatre lieux qu'on va vraiment creuser. Sans ça, on passe le RDV à vous poser des questions; avec ça, on passe le RDV à proposer des solutions.
Attention: on en reçoit souvent qui n'ont rien à voir les uns avec les autres (ça arrive, surtout si vous êtes deux avec des visions différentes, on le verra vite). C'est précisément ce qu'on diagnostique au premier RDV.
Discutez en couple des vraies contraintes
Avant de vous voir, on vous demande aussi d'avoir une vraie discussion à deux sur quatre ou cinq choses. Pas des réponses définitives, juste des premières positions: le budget ballpark (est-ce qu'on vise 25 000 € ou 60 000 €, ça change tout), le nombre d'invités (60 personnes, c'est pas 120, et 120 ce n'est pas 180), la date ou la saison (printemps ou automne, mariage de semaine ou samedi, vous avez une préférence), et surtout, vraiment surtout, civil, religieux, laïque ou mixte (parce que ça joue sur les lieux possibles, les délais administratifs, les horaires de cérémonie).
Beaucoup de couples arrivent en disant « on n'a rien décidé » et c'est normal (on en a vu paniqués neuf mois avant, ça arrive souvent). Mais si vous avez déjà tranché sur ces points-là, on gagne deux heures sur les premiers rendez-vous. Vous n'imaginez pas le nombre de fois où on se rend compte en face qu'un des deux voulait une cérémonie religieuse et l'autre absolument pas, ou que l'un pensait 80 invités et l'autre 150: ça change complètement le projet. Mieux vaut l'avoir dit avant.
Ce qu'on diagnostique dès le premier RDV
Le moment crucial, c'est quand on comprend si vous êtes d'accord sur la vision générale du mariage. Pas sur les détails (les fleurs, la musique, tout ça se décide après), mais sur la direction: vous rêvez d'une cérémonie à 14h dans un jardin du Val-de-Marne pour 90 personnes, puis un dîner assis jusqu'à minuit avec orchestre live, et votre fiancé·e voit plutôt un vin d'honneur informel à 18h, buffet debout, piste dansante, fin vers 23h. C'est deux projets complètement différents. On en a vu des couples qui découvrent ça au premier RDV (et c'est tant mieux, on préfère le savoir tout de suite). Si vous partez dans deux directions, on le dit clairement: il faudra trancher ensemble avant d'aller plus loin.
Sinon, on diagnostique aussi les non-négociables réels. Pas « on veut que ce soit personnel » (tout le monde dit ça), mais « le repas doit être halal et casher », ou « ma mère ne peut vraiment pas escalader trois étages, il faut un ascenseur » (je l'ai noté, pas de problème), ou « on a exactement 35 000 € et pas un euro de plus ». C'est dans ces contraintes qu'on fabrique les meilleures solutions.
Une heure, c'est le minimum
Le premier rendez-vous dure au minimum une heure. Souvent ça va jusqu'à une heure trente, et c'est normal (on ne chronométrait pas, mais les fiancés qui reviennent nous le disent: « on pensait que ce serait plus rapide »). On y couvre vraiment tout: le briefing complet, le diagnostic du projet, une première proposition de prestataires, et un récapitulatif écrit qu'on vous envoie le jour même ou le lendemain.
Si vous arrivez avec vos photos et vos réponses aux questions de départ, on gagne du temps sur les détails génériques. Mais l'essentiel, comprendre comment vous vous voyez mariés, vérifier que vous êtes d'accord à deux, évaluer les contraintes que vous n'aviez pas encore nommées, ça prend le temps que ça prend. On a déjà essayé de boucler en quarante-cinq minutes. C'était insuffisant, on s'est recontactés trois jours après pour finir la conversation. Depuis, on bloque d'emblée soixante à quatre-vingt-dix minutes, sans exception.
Apportez (ou pas) votre liste de prestataires
Vous pouvez arriver au rendez-vous avec une liste de noms: le photographe que votre mère a adoré au mariage de votre cousine, le traiteur du restaurant où vous vous êtes fiancés, le DJ qu'on vous a recommandé trois fois. On regarde tout ça ensemble. Parfois c'est pertinent (et ça accélère vraiment le projet), parfois le photographe fait du reportage hyper artistique mais coûte 4 500 € pour une journée, ce qui ne cadre pas du tout avec votre budget de 28 000 € total, il faut le dire tôt).
Vous pouvez aussi arriver sans aucune liste, c'est aussi normal. On les trouve ensemble, c'est un service. Ce qu'on a besoin de noter avant le rendez-vous ou juste après, c'est vos dealbreakers: halal obligatoire, casher, allergies graves, ou une ligne budgétaire qu'on ne doit pas dépasser (« le traiteur, max 6 000 € »). Une phrase suffit, écrite simplement, rien de compliqué. Ça nous change tout dans le ciblage.
Comment on se quitte, et ce qu'il se passe après
À la fin du rendez-vous, vous repartez avec un récapitulatif écrit: le brief complet, les prestataires proposés, les prochaines étapes, et surtout les dates clés (9 mois avant le mariage pour la chasse du lieu, 6 mois pour valider les contrats, 3 mois pour les confirmations finales). On vous envoie ça par mail dans les deux heures qui suivent (on avait d'abord essayé d'attendre le lendemain, mais c'est mieux de frapper pendant que vous êtes motivés).
À partir de là, on se parle une fois par mois au téléphone ou en visio (une heure maximum, on n'aime pas les réunions traînantes). Entre deux, c'est WhatsApp: une question sur les nappes, un lien vers un fleuriste qu'on a déniché, la confirmation que le traiteur peut faire du halal et du casher à la même table (ça arrive plus souvent qu'on le pense, et il faut vérifier très tôt). Les deux ou trois semaines avant le mariage, les appels se rapprochent. On affine les horaires, on valide les plans B météo, on regarde qui arrive en retard à 8h30 du matin (c'est presque toujours quelqu'un).
Et puis vous pouvez nous appeler n'importe quand si quelque chose vous stresse ou vous pose vraiment question (on répond vrai, pas des « tout va bien », juste l'avis de quelqu'un qui en a fait soixante). Le premier rendez-vous, ce n'est que le début du travail. C'est aussi l'instant où vous saurez si on peut vraiment travailler ensemble.
